Cet article a été précédemment publié sur mon ancien site, je le remets ici pour ceux qui ne l’auraient pas lu.


Et voici, avec un peu de retard par rapport à d’habitude, le résumé de mes lectures du mois de décembre. C’aura été un mois entièrement axé sur des lectures fantasy, avec un très gros roman qui m’aura occupée une bonne partie du mois, sans quoi j’aurais pu lire un peu plus de livres différents.

Couverture de La voie des Oracles, tome 2 Enoch, d'Estelle Faye, aux éditions Scrineo

Estelle Faye, La Voie des Oracles, tome 2 : Enoch

Je poursuis la lecture de la trilogie La Voie des Oracles, commencée en novembre, avec le tome 2, et je dois avouer que la lecture de ce tome-ci m’a davantage touchée que celle du premier, peut-être parce que j’ai mis un moment à m’attacher aux personnages. Je trouve toujours que certaines des idées qui sont présentées mériteraient que l’on s’attarde un peu plus dessus, que certaines scènes et situations auraient besoin de plus de pages pour être développées, mais la trilogie trouve un souffle intéressant dans ce second tome, jusqu’au retournement de situation finale sur lequel je m’attarderais quand je parlerais du tome 3 (spoiler alert : il sera dans mes lectures de janvier). Une agréable lecture, donc, même si, finalement, la seule vraie critique que je lui adresse, c’est qu’elle ait été trop courte.

Couverture de "Le sentiment du fer" de Jean-Philippe Jaworski, aux éditions Moutons électriques

Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du Fer

Après ma lecture de Janua Vera, qui m’a laissée une très forte impression, il était tout naturel que je continue sur ma lancée des nouvelles du vieux royaume de Jean-Philippe Jaworski avec Le Sentiment du Fer.

Beaucoup plus court que Janua Vera, il m’a aussi fait une impression moins forte, même s’il reste extrêmement bien écrit. Deux des cinq nouvelles sont selon moi les meilleures du recueil, L’elfe et les égorgeurs et La troisième hypostase, mais ce recueil, plus axé sur les prémices de la guerre, a moins éveillé de choses en moi que je ne l’espérais. La force de Janua Vera, c’était son mélange des genres, son récit qui pouvait s’axer sur un quotidien presque banal (dans un univers de fantasy) sans jamais perdre de sa saveur – ici il n’y a pas de banal, et le corollaire malheureux de ça c’est que le recueil est moins original, même s’il reste excellent.

Couverture de "Feu et sang, l'intégrale" de George R.R. Martin, aux éditions Pygmalion

George R.R. Martin, Feu & Sang, intégrale

J’en arrive au plus gros morceau de mon mois de décembre, sacrément difficile à digérer. Mes lectures du Trône de fer sont assez loin derrière moi, j’ai donc oublié à quoi ressemblait l’écriture de George R.R. Martin et n’ai pas de point de comparaison à proposer mais, ce que je peux en dire, c’est que l’idée de rassembler plusieurs siècles d’histoire en un millier de pages doit être un sacré défi et laisse l’impression (qu’on peut aimer ou non) de s’avaler une chronique historique plutôt qu’un roman de fiction. Impossible de s’appesantir sur les détails, de traîner et la lecture en devient pour le moins ardue sur une très grande partie du récit. La bonne idée de Martin ici est d’avoir joué son rôle d’historien à fond en parlant de ses « sources », en confrontant différents points de vue sur la même histoire, ce qui laisse vraiment l’impression de lire un livre d’histoire, mais cette lecture reste néanmoins difficile et relativement peu agréable, sauf dans certains passages, plutôt vers la fin du livre, où on retrouve un rythme un peu plus romanesque.

Couverture de "La fileuse d'argent" de Naomi Novik, aux éditions Pygmalion

Naomi Novik, La Fileuse d’argent

Le livre qui a terminé mon mois est une lecture parfaite pour l’hiver, selon moi, présentant un monde où la glace gagne de plus en plus de terrain, à cause des mystérieux Staryk, un peuple de glace qui demande un jour à une prêteuse sur gages un peu trop vantarde de transformer de l’argent en or.

Naomi Novik propose un récit magistral, entre légendes et dure réalité, entre magie et pragmatisme, avec des personnages forts, des destins croisés poignants, une lecture facile et agréable, même pour ceux qui n’apprécient pas la fantasy d’ordinaire (du moins, je le pense). Elle confirme dans mon coeur son statut de petite pépite dans mes découvertes de l’année et j’espère fortement relire rapidement des livres de sa part pour continuer à m’émerveiller.

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